
Rueil-Malmaison est une commune française, située dans le département des Hauts-de-Seine et dans la région Île-de-France.
Établie sur la rive gauche de la Seine, elle est limitrophe de Nanterre, Suresnes, Saint-Cloud, Garches et Vaucresson dans les Hauts-de-Seine, la Celle-Saint-Cloud, Bougival, Croissy-sur-Seine et Chatou dans les Yvelines.
Elle compte 520 hectares d'espaces verts, soit plus d'un tiers de sa superficie totale qui est de 1 454 hectares. Cette surface se répartit entre la forêt de Malmaison (bois de Saint Cucufa) (201 hectares), l'espace naturel du vallon des Gallicourts (200 hectares) et les différents parcs et jardins publics (107 hectares).
Morphologie urbaine
La ville est composée de 12 « villages » (en 2011) :
- Rueil-sur-Seine (anciennement Rueil 2000) (4 088 habitants)
- Plaine-Gare (9231 habitants)
- Belle Rive (5 304 habitants)
- Bords-de-Seine (5 304 habitants)
- Centre Ville (8 086 habitants)
- Coteaux (8066 habitants)
- Plateau (6228 habitants)
- Mont Valérien (6 543 habitants)
- Mazurières (7 538 habitants)
- Buzenval (6 416 habitants)
- Richelieu-Châtaigneraie (5 952 habitants)
- Jonchère-Malmaison Saint-Cucufa (2 339 habitants)
Même si la ville est majoritairement composée de résidences privées et de pavillons, Rueil-Malmaison comprend également quelques grandes cités HLM. On peut ainsi citer La Plaine-Gare non loin de la gare RER, Les Mazurières et La Fouilleuse. Ces deux dernières sont appelées depuis peu Clos des Terres Rouges et comptent plus de 1 000 logements contenus dans 3 grandes tours et des barres d'immeubles rouges et blancs. Le quartier est actuellement en pleine restructuration. La ville compte néanmoins d'autres cités comme Les Bulvis (officiellement Résidence Jules Verne), (Résidence) Les Taratres ou encore Les Houtraits (du nom de la rue qui la borde) et Les Géraniums, au pied du Mont-Valérien et de son quartier pavillonnaire.
Toponymie
Le nom de la ville fut d'abord, au XIIe siècle, Roialum puis Ruellium, Reuil, Ruel, Rueil et depuis 1928 Rueil-Malmaison (par décret ministériel).
L'origine supposée de Rueil est un nom celtique Ritoialo (ritus, "le gué", et ialos, "la clairière") ou Rialo (ri, "le ruisseau" et ialos). La racine celtique -ialo, "clairière", se retrouve dans de nombreux toponymes en -euil : Argenteuil, Verneuil, Neuilly. L'adjonction de Malmaison, qui permet de faire la distinction avec la commune de Rueil-la-Gadelière (28), rappelle le nom du domaine devenu célèbre sous le Consulat et l'Empire. L'origine de ce nom n'est pas établie, mais on évoque parfois le souvenir des exactions normandes sur le domaine (de "Mala Mansio" : maison du malheur ou mauvaise maison.
Histoire
- Le territoire de Rueil est fréquenté depuis une période très ancienne : on a mis au jour, sur le site du Closeau, près de la Seine, une implantation datant du Mésolithique d'une peuplade azilienne (10 300 à 8 700 avant notre ère).
- Initialement appelé Rotoialum ou Roialum, c'était un lieu de plaisir et de chasse des rois mérovingiens, du VIe siècle au VIIIe siècle.
- Charles le Chauve, vers 870, donna ce domaine à l'abbaye de Saint-Denis. À la fin du XIIe siècle, les moines bénédictins construisirent une chapelle dédiée à saint Cucufa dans l’ancien bois Béranger qui deviendra après le XVIIIe siècle le bois de saint Cucufa.
- En 1584, Antoine Ier de Portugal, en exil en France, habita Rueil et y posa la première pierre d'une église sur l'emplacement de l'ancienne qui tombait en ruine.
- Lors de la Chevauchée d’Édouard III en 1346, Rueil a été brûlé par le Prince Noir.
- En 1622, Christophe Perrot, un conseiller du Parlement de Paris, s'est construit un château sur le site appelé Malmaison
- Les moines vendirent le domaine en 1635 au cardinal de Richelieu, qui s'installa au château du Val, construit pour Jean Moisset, financier sous Henri IV. C'est d'ailleurs Richelieu qui finança l’achèvement de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul en faisant édifier sa façade par son architecte Lemercier.
- À la mort du cardinal, en 1642, c'est sa nièce, la duchesse d'Aiguillon, qui en hérita. Le château fut un temps le refuge d'une partie de la cour, notamment Louis XIV, sa mère Anne d'Autriche et Mazarin, pendant la Fronde. C'est d'ailleurs là que fut signée la Paix de Rueil le 11 mars 1649.
- En 1691, Madame de Maintenon loua une maison à Rueil pour y recevoir les enfants pauvres et leur donner un peu d'instruction, ce furent les prémices de l'institution qu'elle installa finalement à Saint-Cyr, plus près de Versailles.
- En 1754, la construction de la caserne, en même temps que celles de Courbevoie et de Saint-Denis, et l'arrivée d'un régiment de gardes suisses à Rueil fit considérablement augmenter la population. La caserne de Rueil, construite par l'architecte Axel Guillaumot, est encore en activité, c'est d'ailleurs la seule qui subsiste sur les trois.
- À la Révolution, le château, devenu propriété nationale, fut vendu en 1793, et ensuite acheté par le duc de Rivoli, prince d'Esling, maréchal Masséna.
- À partir de la fin du XVIIIe siècle, le château de Malmaison accueillit Napoléon Bonaparte et sa femme Joséphine de Beauharnais. Propriétaire du château, Joséphine le fit réaménager par les architectes Percier et Fontaine. Pendant le Consulat, Napoléon y passa beaucoup de temps et c'est là que furent décidées par exemple la vente de la Louisiane ou l'institution de la Légion d'honneur.
- En 1815, les Anglo Prussiens prirent Rueil et le pillèrent. Tandis que les Anglais dévastaient la Malmaison, les Prussiens entraient dans la propriété de Masséna, ravageaient le parc, dépouillaient le château de tous les objets faciles à transporter, et brisaient les meubles.
- Quand ils divorcèrent, Joséphine resta à Malmaison, aimant beaucoup ce lieu, et fit construire des serres chaudes afin d'assouvir sa passion pour la botanique. C'est à Rueil qu'elle mourut et fut enterrée, dans l'église Saint-Pierre-Saint-Paul.
- En 1866, la ville ayant grandi, il fut décidé la construction d'un nouvel hôtel de ville. C'est également à cette époque que Napoléon III fit restaurer, en partie sur sa cassette personnelle, l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, abritant les tombeaux de ses mère et grand-mère, en piteux état.
- Pendant le siège de Paris de 1870-1871, durant la guerre franco-allemande de 1870 Rueil et les villages alentours et le château de Buzenval, furent le théatre de Buzenval de plusieurs combats, en particuliers les 21 octobre 1870 puis 19 janvier 1871 lors des Première puis Seconde, batailles de Buzenval opposant les troupes françaises sorties de Paris et les soldats prussiens retranchés sur les hauteurs de Garches.
- En 1899, un couple de mécènes américains, Monsieur et Madame Tuck, s'installèrent à Rueil au domaine de Vermont, et firent beaucoup pour la ville : construction d'un hôpital, d'écoles, aide au sauvetage de Bois Préau et du château de Malmaison.
- À cette époque, Rueil est appréciée par les Parisiens pour ses guinguettes du bord de Seine, et ce depuis les années 1850, grâce notamment à la ligne de chemin de fer. La mode est également au canotage sur la Seine. Rueil est alors encore une ville de maraîchage, de vignoble et de blanchisseries.
- Occupée par les Allemands en 1940, la ville est le théâtre, au fort du Mont-Valérien, d'exécutions de résistants par les Allemands. Elle est libérée le 19 août 1944.
- En 1958, l'enseigne Goulet-Turpin ouvre le 1er supermarché français, au 64 rue d'Estienne d'Orves.
Evolution démographique
En 2008, Rueil-Malmaison comptait 78 112 habitants (soit une augmentation de 6,1 % par rapport à 1999). La commune occupait le 56e rang au niveau national, alors qu'elle était au 58e en 1999, et le 6e au niveau départemental sur 36 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Rueil-Malmaison depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2007 avec 78 145 habitants.
Source : Wikipédia

