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La Garenne-Colombes est une commune française, située dans le département des Hauts-de-Seine de la région Île-de-France.
Les Garennois, quand ils parlent de leur ville, et ceux qui la connaissent, disent en général simplement « La Garenne ».
Depuis 2010, La Garenne-Colombes est directement concernée par l'une des douze Opérations d'intérêt national de France, avec l'intégration d'une partie de la ville au périmètre d'intervention de l'Établissement public d'aménagement de la Défense Seine Arche (EPADESA).

Morphologie urbaine
Initialement, dans cette commune, de petites industries côtoyaient des pavillons. Aujourd'hui cette ville principalement résidentielle est composée de pavillons, de maisons de villes, de villas et d'immeubles construits pour certains d'entre eux à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. On y trouve aussi quelques immeubles haussmanniens et un hôtel particulier du Second Empire. Beaucoup de pavillons et de locaux industriels ont été remplacés au cours des vingt dernières années par des constructions nouvelles limitées à quatre étages. Ce "bétonnage" modéré et la proximité de Paris et La Défense en font un lieu de résidence très prisé. Une modification récente du PLU a autorisé dans certaines parties de la ville des constructions de hauteur non négligeable.

Ainsi, La Garenne-Colombes a su conserver son identité d'origine, notamment à travers son urbanisme maîtrisé, ses rues bordées d'arbres et la présence de nombreux espaces verts. Auparavant, le boulevard National s'appelait Avenue de La Défense, et menait au rond-point du même nom (qui n'existe plus) dominé par le monument de 1870 qui lui subsiste encore.

Logement
La Garenne-Colombes compte 14 330 logements (INSEE 2005) dont moins de 10 % de logements sociaux. Des programmes de logements sociaux par réhabilitation et rénovation d'immeubles existants sont régulièrement entrepris.

Toponymie
De la garenne dépendant de Colombes, Garenne de Colombes telle qu'elle apparaît sur les cartes anciennes, a découlé le nom de la commune nouvellement créée au début du XXe siècle, La Garenne-Colombes.
La commune est régulièrement dénommée La Garenne au lieu de La Garenne-Colombes, par la municipalité autant que par les habitants ou ceux qui la connaissent. Certaines plaques de la Gare de La Garenne-Colombes annoncent Gare de La Garenne ainsi que certaines dénominations de la RATP. Pendant longtemps la gare de La Garenne Colombes a porté le nom de La Garenne-Bezons.

Histoire
Les revendications de séparation sont de plus en plus fortes à l’entrée dans le XXe siècle. Elles gagnent le Conseil municipal de Colombes et créent une impasse politique qui aboutit nécessairement à la création d’une commune indépendante, La Garenne-Colombes. C’est la loi de séparation du 2 mai 1910 qui officialise la création de la ville. Le 5 juin 1910, Jean Bonal est élu maire de La Garenne-Colombes aux premières élections municipales. La nouvelle équipe dirigeante de La Garenne donne un cadre et une structure à l’identité garennoise, qui existait dans les faits depuis longtemps.
Il est impossible de rejoindre Colombes directement depuis La Garenne sans franchir un fossé de plusieurs mètres de profondeur et de largeur, long de plus de deux kilomètres, matérialisé par les lignes SNCF. Il existe pour cela trois ponts et deux passerelles.
En 1908, l'usine Caséo-Sojaine ouvre à La Garenne-Colombes, où travaillent notamment des Chinois, qui participent à un programme leur permettant de suivre parallèlement des cours de chinois, de français et de matières scientifiques. Deng Xiaoping y a travaillé en 1920.
Dans l'imprimerie du résistant Adrien Thomas à La Garenne-Colombes, pendant la Seconde Guerre mondiale en 1941, Stanislas Pacaud compose et imprime plusieurs numéros des Petites Ailes de France et de Résistance ainsi que de de nombreux tracts. Ces publications sont distribuées par le groupe Jubert, secrétariat clandestin de Robert Guédon, 176 quai Louis-Blériot dans le 16e arrondissement de Paris.
Les numéros 5, 6, 7, 8 et 9 des Petites Ailes de France sont imprimés à La Garenne-Colombes cette année, parfois paraissant sous des noms différents pour des raisons de sécurité. En septembre 1941, la publication est bloquée, faute d’argent. De février à juin 1942, la plupart des militants sont interpellés par la Geheime Feldpolizei, dont le chef pour Paris se tient à l'Hôtel Lutetia à Saint-Germain-des-Prés.
La ville connaît quatre épisodes de bombardement entre le 30 mai et le 31 décembre 1943, qui entraînent la mort d'environ 152 personnes, la destruction parfois d'immeubles entiers, et font près de 439 blessés.

Evolution démographique
En 2008, La Garenne-Colombes comptait 26 699 habitants (soit une augmentation de 10,9 % par rapport à 1999). La commune occupait le 290e rang au niveau national, alors qu'elle était au 335e en 1999, et le 23e au niveau départemental sur 36 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à La Garenne-Colombes depuis l'indépendance de la ville vis-à-vis de Colombes en 1910. Le maximum de la population a été atteint en 1962 avec 27 341 habitants.

Source : Wikipédia

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