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Boulogne-Billancourt est une commune française, la ville la plus peuplée du département des Hauts-de-Seine et la plus peuplée de toutes les communes franciliennes après Paris. Pôle économique majeur d'Île-de-France, Boulogne-Billancourt accueillait en 2006 une douzaine de milliers d'entreprises, ce qui la place au rang de deuxième parc francilien après Paris. Bien que possédant en moyenne une des populations les plus aisées de la région parisienne, elle cultive un équilibre social entre les élégants hôtels particuliers situés dans le nord de la ville et les résidences modernes construites sur les anciennes zones industrielles de Billancourt, au sud.

L'âge d'or culturel de Boulogne-Billancourt fut sans doute la période de l'entre-deux-guerres, et plus précisément celle des années 1930, dont elle possède le plus important patrimoine architectural de France. C'est également durant la première moitié du XXe siècle que Boulogne deviendra la ville des moteurs d'avion et du cinéma, et verra l'implantation des vastes usines du constructeur automobile Renault. Désormais démolies dans leur quasi-totalité, elles alimentent de nombreuses discussions quant au devenir des terrains laissés vacants.

Morphologie urbaine
La commune de Boulogne-Billancourt a un caractère très urbain. Son aspect est comparable en tous points à celui de Paris. Mis à part les principaux espaces verts et les équipements sportifs de plein air, la commune est entièrement bâtie. Comme le tissu parisien, celui de Boulogne-Billancourt est constitué d'îlots de dimensions variables encadrés par un maillage de rues assez serré. Le boulevard Jean-Jaurès, principal axe de la ville, a d'ailleurs été percé pendant les transformations de Paris sous le Second Empire.

Résultant de la fusion au début du XXe siècle entre deux villes, Boulogne-Billancourt a longtemps eu ce double destin de ville ouvrière et résidentielle. Aussi, encore aujourd'hui, la ville présente une morphologie urbaine contrastée. On distingue, notamment dans le secteur immobilier, le nord (du bois jusqu'à la rue du Château voire jusqu'à la route de la Reine, et qui comprend le cœur historique de Boulogne, les zones résidentielles haussmanniennes et le nouveau centre) du sud (au passé et à l'architecture plus populaires et industriels). Aujourd'hui, le quartier du Point du Jour est devenu le siège de nombreuses entreprises, et le quartier Renault-Billancourt est en plein devenir avec le réaménagement à venir des terrains Renault ; cette dichotomie tend donc à disparaître. Avec ses différents quartiers, Boulogne-Billancourt présente un patrimoine architectural diversifié : anciennes maisons de blanchisseurs, immeubles et hôtels haussmanniens, petites maisons et immeubles ouvriers en brique, grands ensembles et villas d'architecte des années 1930, immeubles et résidences d'architecture moderne, un nouveau centre du début des années 2000...

Cette disparité fait que le paysage urbain boulonnais est fait de ruptures. Celles-ci résultent surtout des conflits entre l'architecture du Boulogne ancien (celui du XIXe siècle et du début du XXe siècle) et celle du Boulogne-Billancourt moderne. Les constructions modernes se fondent plus ou moins bien dans la morphologie urbaine traditionnelle, si bien que l'on constate dans nombre de rues boulonnaises un manque de cohésion architecturale. On pense tout d'abord aux grandes opérations qui trouvent leur origine dans la politique de rénovation urbaine pratiquée dans l'ensemble de la France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Il s'agit par exemple de la rue du Point-du-Jour ou bien, plus récemment, de la ZAC du Pont de Sèvres. Une rénovation du Parchamp fut même envisagée mais la municipalité y renonça. Ces constructions opèrent bien une rupture considérable dans le tissu traditionnel. Mais finalement, car elles sont homogènes et toujours isolées des îlots anciens (puisqu'elles sont construites en bord de Seine ou bien délimitées par des rues), elles forment une unité indépendante et les problèmes de cohérence ne sont pas trop apparents.

Le manque d'harmonie dans le paysage urbain est surtout dû aux immeubles modernes insérés dans le tissu urbain. La disparition d'activités industrielles, d'immeubles vétustes ou même de maisons individuelles a libéré du terrain pour des immeubles d'habitation et de plus en plus des immeubles de bureaux. Les problèmes qui se posent sont divers. Tout d'abord les différences d'alignements : les immeubles modernes boulonnais sont en recul par rapport aux constructions anciennes. Ceux-ci découvrent alors des pignons aveugles (ce qui est inesthétique) et laissent des espaces dégagés en rez-de-chaussée (au mieux ornés de plantes, ils servent souvent de stationnement et ne sont pas entretenus). Un autre problème est celui des hauteurs : dans la même rue se côtoient des immeubles dont la hauteur peut varier de 2, 6 voire 12 niveaux. Enfin il y a essentiellement une rupture architecturale. Multiplication des immeubles de bureaux, disparition des constructions d’habitations individuelles caractéristiques du tissu urbain boulonnais, évolution des commerces de détail vers des grandes surfaces... Tout cela fait qu'il y a une évolution des matériaux et du percement des façades : allèges en verre fumé pour les immeubles d'habitation, murs-rideau pour les bureaux... qui contrastent avec le bâti traditionnel.

Logement
Lors du recensement de 1999, Boulogne-Billancourt comptait 59 712 logements, dont 52 333 résidences principales (87,6 %), 1 172 résidences secondaires (2,0 %), 1 127 logements occasionnels (1,9 %) et 5 080 logements vacants (8,5 %). Ces taux sont très proches de la moyenne régionale qui est d'environ 88,7 % de résidences principales, 1,7 % de résidences secondaires, 1,5 % de logements occasionnels et 8,1 % de logements vacants. Sur l'ensemble des logements boulonnais, on compte 1 721 logements individuels soit 2,9 %, contre 57 991 logements dans un immeuble collectif soit 97,1 %, ce qui est largement supérieur à la moyenne francilienne de 73,1 % de logements dans un immeuble collecitf. Cela reflète la forte densité de la ville.

On dénombre à Boulogne, parmi les résidences principales, 19 285 logements construits avant 1949, soit 36,9 % du parc, une part supérieure aux moyennes régionale (33,7 %) et départementale (31,4 %). Ce chiffre traduit le développement de la commune, à la fois économique, culturel et architectural, pendant l'industrialisation et surtout pendant l'entre-deux-guerres. À ces logements, s'ajoutent 20 382 logements construits de 1949 à 1974, soit 38,9 %. Là aussi, ceci est significatif de la modernisation et de la mutation de Boulogne-Billancourt après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, on compte 7 318 logements construits de 1975 à 1990, soit 14 %, et 5 348 logements construits après 1990, soit 10,2 %. Cependant, les chiffres datent de 1999 : avec l'aménagement du nouveau centre au début des années 2000 ainsi qu'avec l'actuelle reconversion des anciens terrains Renault, la part de logements construits après 1990 devrait aujourd'hui être supérieure.

Les prix de l'immobilier et la forte densification urbaine expliquent que la surface des résidences principales boulonnaises est en moyenne inférieure à celle des logements franciliens et altoséquanais. On dénombre 9 960 logements de une pièce soit 19 %, 16 232 logements de deux pièces soit 31,0 %, 13 663 logements de trois pièces soit 26,1 % et enfin 12 478 logements de 4 pièces et plus soit 23,8 %. 1 760 habitations n'ont ni baignoire, ni douche soit 3,4 % du parc, 50 873 ont un chauffage central soit 97,2 %, alors que 1 460 n'en ont pas soit 2,8 %, 21 485 bénéficient d'un box, d'un garage ou d'un parking soit 41,1 % et 7 116 ont deux salles d'eau soit 13,6 %.

À Boulogne, le prix moyen de l'immobilier à la vente est, en juin 2008, de 6 364 euros/m2 pour les appartements et de 8 320 euros/m2 pour les maisons. C'est ainsi la cinquième ville française où le prix de vente au m² est le plus élevé. Le prix moyen de l'immobilier à la location est, en juin 2008, de 22,71 euros/m² par mois, ce qui fait de Boulogne-Billancourt la quatrième ville française où le prix de location au m² est le plus élevé (derrière Neuilly, Levallois et Paris). Dans le nord, le secteur le plus prisé de la ville à vocation résidentielle, les prix atteignent très souvent ceux du 16e arrondissement mitoyen. La demande concernant l'immobilier de prestige porte essentiellement sur les maisons individuelles, les hôtels particuliers et les appartements avec terrasse, près des portes de Boulogne, du stade Roland-Garros, du parc Edmond-de-Rothschild, dans l'avenue Robert-Schuman, le boulevard d'Auteuil et dans les rues privées.

Toponymie
La paroisse, créée en 1330 autour d'un écart d'Auteuil appelé Mesnuls-lès-Saint-Cloud, s'appelait initialement Boulogne-la-Petite, par opposition au grand pèlerinage de Boulogne-sur-Mer. À la création de la commune en 1790, son territoire s'est agrandi jusqu'à la Seine des terrains appartenant à Saint-Cloud et la commune a adopté le nom de Boulogne-sur-Seine. Elle a été rebaptisée Boulogne-Billancourt en 1926, à la suite du rattachement de Billancourt en 1859. Près d'un siècle plus tard, on emploie encore dans le langage courant l'appellation « Boulogne » et dans le langage administratif « Boulogne-Billancourt ».

Histoire
Le futur Boulogne est au Haut Moyen Âge une campagne verte et boisée où se dresse vers 630, le pont de Saint-Cloud et autour de 841, le gibet royal. À partir de 1109, un hameau de bûcherons de la paroisse d'Auteuil, Les Menuls-lès-Saint-Cloud, se transforme en village viticole, illustrant la renaissance capétienne qui culmine localement en 1330 par l'érection à sa lisière sud de de l'église Notre-Dame selon la volonté de Philippe le Bel suite à un pèlerinage qu'il avait effectué avec sa fille Isabelle de France à Boulogne-sur-Mer en 1308, alors que celle-ci allait épouser Édouard II d'Angleterre.

À son retour, le roi décide d'élever une église semblable à celle qu'il avait vu sur les bords de la Manche et qui abritait alors une statue miraculeuse de la Vierge (l'édifice se trouvait à l'emplacement occupé de nos jours par l'actuelle basilique Notre-Dame de l'Immaculée Conception).

Il la souhaite à proximité de Paris afin de susciter un raccourcissement des pèlerinages. Dès son retour, le roi fit rechercher un terrain proche de la capitale. C'est finalement un petit village des Menuls-lès-Saint-Cloud qui fut choisi. De 1319 à 1320, on pose la première pierre de l'église, que l'on dote d'une statue en argent doré, à l'image de la vierge de Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer. L'église devenue nouveau lieu de pèlerinage, sera bénie en 1330 par l'évêque de Paris Hugues II Michel de Besançon et provoquera son accession cette même année au statut de paroisse indépendante : Boulogne La Petite.

- Le développement de faubourgs de blanchisseurs sous Louis XIV : Boulogne a été détruite, semble-t il, au cours de la guerre de Cent Ans et reprend son développement quand François Ier s'installe au château de Boulogne au nord de Longchamp, alors territoire boulonnais. Après la Fronde et le transfert de la Cour à Versailles, relié par un nouveau pont, puis à Saint-Cloud sous la Régence et jusqu'à l'installation dans ce même château de la Reine, qui fait elle aussi construire sa route en 1760, les courtisans, allant ou revenant de Paris par ces nouvelles voies, couvrent la paroisse de villégiatures à l'instar de l'ancienne manse de Billancourt. Simultanément, un, puis deux faubourgs de blanchisseurs à leur service se forment à chaque entrée du village.

- À la Révolution, le village de Boulogne la Petite est agrandi des rives que possédait Saint-Cloud le long de la Seine et la commune adopte en 1790 le nom de Boulogne-sur-Seine.

- L'urbanisation au milieu du XIXe siècle : très à la mode sous le Consulat et l'Empire, la ville s'urbanise au XIXe siècle et se voit diminuée de Longchamp sous le Second Empire puis est agrandie, en 1860, du parc des Princes aménagé par Haussmann et de Billancourt aménagé en Hameau Fleuri. Toutefois, elle attendra 1926 pour adopter le nom de Boulogne-Billancourt.

- L'industrialisation après la guerre de 1870 : la Belle Époque y voit naître l'industrie aéronautique et automobile, Farman et Renault en particulier, dont les usines finissent par recouvrir une grande partie du territoire.

- La ville moderniste de l'entre deux guerres : la banlieue ouvrière qu'elle est devenue dès avant la guerre de 1914-1918 est transformée entre les deux guerres par André Morizet en une ville à l'architecture typique des années Trente où s'épanouit le cinéma français.

Evolution démographique
En 2008, Boulogne-Billancourt comptait 112 233 habitants (soit une augmentation de 5,6 % par rapport à 1999), la commune occupait alors le 33e rang au niveau national, alors qu'elle était au 35e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 36 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Boulogne-Billancourt depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 2008 avec 112 233 habitants.

Source : Wikipédia

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