
Bois-Colombes est une commune française du département des Hauts-de-Seine et de la région Île-de-France.
La commune de Bois-Colombes est située au nord du département des Hauts-de-Seine, à l'intérieur de la boucle du fleuve, mais sans posséder de rive sur la Seine.
Morphologie urbaine
Bois-Colombes est divisée en quartiers :
- Les Chambards, près de l'avenue d'Argenteuil (ancienne RN 309) reliant le carrefour des Bourguignons aux Quatre Routes de Colombes. Proche des Hauts d'Asnières (anciennement quartiers nord) d'Asnières-sur-Seine, il est le moins huppé et le moins bien desservi par les transports en commun. L'habitat est de petits pavillons et de collectifs.
- Le Centre avec les services (hôtel de ville, poste principale, école Paul-Bert, marché du centre, bibliothèque, église Notre-Dame-de-Bon-Secours, gare de Bois-Colombes...). Si le Centre est bien placé sur l'axe nord-sud, il est décalé sur l'axe est-ouest étant limitrophe d'Asnières-sur-Seine. L'urbanisation ayant commencé près de la gare, l'habitat est plus dense avec des immeubles.
- Les Vallées, en limite de Colombes et de La Garenne-Colombes, est résidentiel avec un habitat majoritairement constitué de pavillons avec de petits immeubles en coins des rues.
- La Côte Saint-Thibaut est le pendant un peu plus dense côté Asnières-sur-Seine. S'y trouve le centre nautique qui a remplacé la piscine municipale lorsqu'elle a été privatisée.
- Les Bruyères (qui a donné son nom à la Gare de Bécon-les-Bruyères) était une zone industrielle en limite de Courbevoie et de La Garenne-Colombes. La zone en réaménagement est constituée d'immeubles de bureaux et de logements entourant un parc.
- La cité scolaire Albert-Camus, scolarisant aussi des élèves de communes voisines, est entre les Vallées et les Bruyères avec un centre sportif (piscine, gymnase et pistes d'athlétisme en tartan).
Logement
Principalement des maisons bourgeoises, de grands pavillons et des appartements luxueux d'immeubles haussmanniens. Ont été construit des quartiers, après la guerre, avec des appartements plus modestes.
La politique n'est pas de construire du logement social mais de construire depuis plus de vingt ans des résidences de qualité pour gens modestes. L'attribution des logements s'effectue par tirage au sort pour éviter le favoritisme.
Histoire
- Région boisée jusqu'au milieu du XIXe siècle faisant partie du territoire de la commune de Colombes. Celle-ci sera occupée, après la chute du premier Empire (1815), par les cosaques qui établissent un campement. Les premières habitations seront des guinguettes construites pour accueillir les promeneurs du dimanche, de plus en plus nombreux en raison de l'expansion d'Asnières.
28 avril 1851 : Ouverture de la ligne de chemin de fer de Paris à Argenteuil.
1857 - L'écart de « Bois-de-Colombes » nait sous le second Empire grâce au chemin de fer.
1880 - (vers cette date) Premier projet d'indépendance.
1891 - Inauguration du marché sous les auspices de la ville de Colombes.
1896 - C'est finalement sous la présidence de Félix Faure et après vingt ans de palabres épiques que la commune est enfin créée à partir de la section du "Bois de Colombes" distraite de la commune de Colombes. Les limites de son territoire sont déterminées aux dépens de Colombes, le Maire d'Asnières, M. Hector-Gonsalve Fontaine, ayant déclaré avec véhémence « --- qu'il ne voulait pas céder ni un pouce de terrain, ni un moellon des maisons de sa ville ! ---». La commune sera rattachée au canton de Courbevoie (arrondissement de Saint-Denis). L'îlot boisé situé près du village de Colombes, anciennement dédié à la chasse puis à la promenade devient un village, déjà relié à Paris par trois lignes de chemin de fer. La proximité de la capitale favorise le développement de l'agglomération et devient rapidement un important village habité par des artistes, des savants, des commerçants et des employés. Au jour de son "indépendance" elle est déjà dotée d'une église, d'une école (Paul-Bert) et du plus grand marché des environs.
1896 - La commune nouvellement créée fait l'acquisition d'une partie de l'ancienne redoute de Gennevilliers, située sur le territoire d'Asnières, pour y établir son cimetière, il comporte un carré militaire pour les morts de la Première Guerre mondiale.
1901 - Décès de Zénobe Gramme inventeur de la dynamo, le Conseil Municipal décide de donner le nom de l'électricien au "chemin de la Révolution" allant de l'avenue d'Argenteuil à l'avenue de Gennevilliers (future avenue de l'Agent Sarre).
1908 - Rattachement de la ville au canton de Colombes.
1910 - À l'instar des communes avoisinantes, Bois-Colombes connait les inondations liées à la crue de la Seine. Pendant cette crue les sinistrés du quartier des Quatre Routes trouvent refuge dans le marché de Bois-Colombes.
1935 - Construction de l'actuelle gare dessinée par Urbain Cassan.
1935-1937 - Construction de la nouvelle mairie.
- Le 9 septembre 1943, la ville et le quartier des vallées sont bombardées par les Alliés. L'usine Hispano-Suiza, sous contrôle de l'occupant, est très certainement visée mais elle ne sera pas touchée. Les dégâts sont importants, une trentaine de bombes explosent, elles feront 13 victimes et en blesseront trente autres. Elles détruiront ou endommageront plus de 70 immeubles d'habitations.
- Le 15 septembre 1943, la ville sera de nouveau bombardée. Plus de 230 bombes exploseront et feront 41 morts et 93 blessés. Elles détruiront ou endommageront près de 800 immeubles.
- Le 31 décembre 1943, la ville connaîtra la dernière vague de bombardement de son histoire. Près de 200 bombes exploseront et feront 19 morts et 22 blessés. Elles détruiront ou endommageront près de 400 immeubles.
1957 - La vétusté de l'ancien marché, crée en 1891, justifiera une complète reconstruction, et un élargissement des rues formant accès.
Evolution démographique
En 2008, Bois-Colombes comptait 27 809 habitants (soit une augmentation de 16,3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 290e rang au niveau national, alors qu'elle était au 339e en 1999, et le 23e au niveau départemental sur 36 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Bois-Colombes depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint en 1962 avec 29 938 habitants.
Source : Wikipédia

